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Insultes et rudes critiques des chiites imamites proférées à l’encontre des fils de Ja’far As Sâdiq

Jul 1, 2014

at-tawhid

 

Selon les théologiens sunnites, le rafidisme, ou chiisme imamite, n'est en rien l'idéologie de Ahl Ul Bayt. Ce n'est rien d'autre qu'une hérésie innovée par des hérétiques prétendument spirituels qui, au fil du temps, à partir de certaines réalités (dont la sainteté des Imâms qu’ils adulent), attribuèrent des croyances toujours plus bizarres les unes que les autres à une noble lignée de descendants du Prophète (). D'ailleurs, ces gens n'hésitèrent pas à insulter et même à anathémiser les shurafâ qui s'érigeaient contre eux ou gênaient la crédibilité de leurs histoires.

 

 

L'un des piliers du chiisme imamite est le Shaykh Al Mufîd (d.413). Al Hâfiz Adh Dhahabî le qualifie de " savant des rafidites " dans son Siyar. Il fut l'auteur d'ouvrages majeurs, tel un Imâm Al Ghazâlî chez les sunnites, mais fut aussi le maître de grandes figures de l'imamisme comme At Tûsî, An Najâshî, Ash Sharîf Ar Radî l'auteur du Nahj Ul Balâghah, et bien d'autres. Et parmi ses maîtres figure le célèbre Shaykh As Sadûq Ibn Bâbawayh Al Qummî (d.380), l’un des plus éminents muhaddith imamite. Leurs écrits ont donc leur importance et nous allons voir combien ces derniers se désolidarisèrent de nobles descendants du Prophète () et les critiquèrent avec véhémence dès que cela n’arrangeait pas les prétentions de leur doctrine et faisait vaciller le fantasme à travers lequel ils tiennent en haleine toute une masse de gens : à savoir que l’imamisme serait le secret des Ahl Ul Bayt et leur véritable héritage religieux.

 

 

Voici donc ce que dirent le Shaykh Al Mufîd et son maître As Sadûq à propos de plusieurs fils de l’éminent Imâm et érudit Ja’far As Sâdiq Ibn Muhammad Ibn ‘Alî Ibn Al Husayn Ibn ‘Alî Ibn Abî Tâlib (que La Paix soit sur lui et sa famille) :

 

 

- Concernant l’Imâm Ismâ’îl Al A’raj Ibn Ja’far Ibn Muhammad Ibn ‘Alî Ibn Al Husayn Ibn ‘Alî Ibn Abî Tâlib, le Shaykh As Sadûq a dit dans son livre intitulé Kamâl Ud Dîn (vol.1, p.70) :

 

 

" Et comment se peut-il que As diq (que La Paix soit sur lui) lègue l'imamat à Ismâ'îl alors qu'il affirma le concernant : " Il (Ismâ'îl) n'est qu'un désobéissant (pécheur). Il ne me ressemble pas, ni ne ressemble à aucun de mes ancêtres. ". "

 

 

Telle est la position des « amoureux de Ahl Ul Bayt » concernant le fils aîné de l’Imâm Ja’far. Simple et efficace afin de faire d’une pierre deux coups et ainsi d’évincer une personnalité gênante pour la doctrine imamite de par le nombre important de ses disciples puis crédibiliser l’imamat de son frère l’Imâm Mûsâ Al Kâzim auprès de la masse, tout en prenant soin de lui coller sur le dos tout un tas de propos invérifiables au cours de la période de sa longue détention en prison menant à sa mort.

 

 

- Concernant l’Imâm Muhammad Ad Dibâj Ibn Ja’far Ibn Muhammad Ibn ‘Alî Ibn Al Husayn Ibn ‘Alî Ibn Abî Tâlib, Al Majlisî rapporta dans son livre intitulé Bihâr Ul Anwâr (vol.37, p.15) que le Shaykh Al Mufîd a dit:

 

 

" Cependant, Muhammad Ibn Ja'far se révolta par l'épée après [l'imamat de] son père et appela à son propre imamat, adoptant le titre d'Emir des croyants (amîr ul mu°minîn) alors qu'aucun de ceux qui se soient révoltés parmi les descendants de Abû Tâlib n'avait jusque là porté ce titre. Il n'y a aucune divergence au sein des chiites imamites que quiconque adopte un tel titre après l'Emir des croyants ['Alî Ibn Abî Tâlib] a commis un grand péché, alors comment un homme de ce genre pourrait-il être sur la sunnah du Messager () ? "

 

 

Notez comment il est ici admis que l'Imâm Muhammad Ad Dibâj se révolta sans demander l'accord du soit disant Imâm infaillible de l'époque par qui tout doit passer : Sayyidunâ Mûsâ Al Kâzim, se proclama Imâm à suivre et prit le titre d'Emir des croyants au mépris des prétentions imamites fabriquées de toutes pièces. Et en réalité, l'Imâm Muhammad Ad Dibâj est très loin d'être le seul à avoir agis de la sorte. Il n'a fait que suivre la tradition familiale, celle des Ahl Ul Bayt, en conformité totale avec la sunnah de son grand-père Muhammad () qui est de se révolter contre l'injustice des tyrans et d'appeler le peuple à le suivre. Avant lui par exemple, l'oncle de son père Ja'far, à savoir l'Imâm Zayd Ibn 'Alî Ibn Al Husayn Ibn 'Alî Ibn Abî Tâlib avait agi exactement de la même manière. Ici, le Shaykh Al Mufîd traite donc ce noble descendant du Prophète () d’innovateur et de grand pécheur...

 

 

- Concernant l’Imâm Abdu Llâh Al Aftâh Ibn Ja’far Ibn Muhammad Ibn ‘Alî Ibn Al Husayn Ibn ‘Alî Ibn Abî Tâlib, Al Majlisî rapporta que le Shaykh Al Mufîd a dit:

 

 

" Les chiites imamites qui croient ainsi en l'imamat de Mûsâ [Al Kâzim Ibn Ja'far] transmirent en masse que 'Abdu Llâh Ibn Ja'far avait des problèmes en matière de dogme, ceci par qu'il adopta le madh-hab des murji°ah en considérant 'Alî et 'Uthmân comme égaux. [...] Et il a réclamé l'imamat après son père [Ja'far As Sâdiq]. Il fut donc testé avec quelques simples questions et n'a pas pu répondre. Alors que pouvons-nous donc présenter afin de prouver que cet homme ne peut être un Imâm ? "

 

 

Le madh-hab des murji°ah dont parle le Shaykh Al Mufîd désigne, selon le vocabulaire imamite de l’époque, le sunnisme. Ils appelaient ainsi quiconque préférait Abû Bakr et ‘Umar sur ‘Alî. Les ahl us sunnah utilisent ce terme pour désigner un autre groupe de gens qui affirment que les actes n’influent pas sur la foi, et que celle-ci n’augmente pas ni ne diminue à cause de péchés. Il s’agit donc d’un sobriquet lancé par le Shaykh Al Mufîd sur l’Imâm ‘Abdu Llâh Al Aftâh, qui d’ailleurs est également d’après lui un ignorant ne pouvant répondre à de simples questions...et donc un sunnite ! Il rapportera aussi plus loin que son père Ja’far As Sâdiq avait décelé en lui un problème de foi et cessait de parler à ses disciples lorsqu’il entrait dans la pièce où il se trouvait...alors que le surnom de paternité (al kunyah) de l’Imâm Ja’far As Sâdiq est Abû ‘Abdi Llâh, en référence à ce fils soit disant honni par son père.

 

 

Notons également que les chiites imamites affirment dans leurs recueils de hadîth que l’Imâm Muhammad Ibn Al Hanafiyyah, le propre fils de Sayyidunâ ‘Alî, et l’Imâm Zayd Ibn ‘Alî Ibn Al Husayn Ibn ‘Alî Ibn Abî Tâlib ignoraient ce point de croyance pourtant primordial selon l’imamisme. Cela commence à faire beaucoup d’éminentes personnes de Ahl Ul Bayt à ne pas connaître les fondements de la croyance et l’héritage d'origine divine de leur ancêtre ‘Alî ! Voici autant de raisons qui amènent le chercheur sincère de vérité à s’apercevoir que l’imamisme n’est qu’une hérésie à laquelle les Ahl Ul Bayt n'adhèrent pas. D’autant plus que selon la doctrine imamite, le Prophète () a annoncé les 12 Imâms par leurs noms et celui de leurs pères et que quiconque meurt sans reconnaître l’Imâm de son temps meurt dans le même état que les gens de la jâhiliyyah. Ceci est d'une incohérence totale.

 

 

Voici donc la réalité du soit disant suivi des Ahl Ul Bayt par les rafidites. Ce n’est là qu’une prétention et en réalité bien plus l’attachement à des passions qu’à une éventuelle adhésion à un secret enseigné par le Messager d’Allâh (). Afin de permettre à la doctrine des 12 Imâms de tenir encore debout auprès des crédules, tout devient permis, y compris salir la mémoire de nobles descendants de Sayyidatunâ Fâtimah ! Or, si ces derniers n’ont visiblement pas adhéré à cette croyance, pourquoi ne pas plutôt se remettre en question et se fier enfin à l’évidence : l’héritage des Ahl Ul Bayt ne se trouve pas dans l’imamisme ?!

 

 

" Ô notre Seigneur ! Ne fait pas dévier nos cœurs après que Tu nous aies guidés; et accorde-nous Ta miséricorde. C’est Toi, certes, le Grand Donateur ! " (3:8)

 

 

Ô Allâh, prie sur notre seigneur Muhammad, ainsi que sur sa famille purifiée et ses vertueux compagnons.