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Statut juridique du tatouage en Islam, ainsi que des ablutions et de l’imamat du tatoué (Ar Rabbânî)

Aou 19, 2014

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Le Shaykh Farâz Ar Rabbânî Al Hanafî (qu'Allâh le préserve) a dit lorsqu’on l’interrogea sur ces sujets :

 

 

" Et que la paix soit sur vous, ainsi que la miséricorde d’Allâh et Sa bénédiction. Je prie que vous trouviez cecien vous trouvanten excellente santé physique et spirituelle.



Le tatouage est interdit. Ibn ‘Umar (
qu’Allâh l’agrée) rapporta que " le Prophète () a maudit celui qui se fait tatouer, ainsi que le tatoueur. " [Al Bukhârî et Muslim].

 


Ce
ci concerne cependant l'acte de se faire tatouer en lui-même. Après coup, quand on réalise que ce qui fut fait était une erreur :

 


a) il faut se repentir et demander pardon, et

 


b)
supprimer le tatouage si cela est possible -si on éprouve pas de difficultés ou de douleurs excessives - surtout s'il est composé d’images inadmissibles, car il s'agit-là d'un signe de comportement non islamique. Sinon, il est alors permis de conserver le tatouage, mais il faudra veiller à le garder couvert autant que possible.

 

 

Tatouage et ablutions :

 

 

Vos ablutions et votre prière sont tous deux valides à l'école hanafite. Ceci à cause des grandes difficultés qu’implique normalement le retrait des tatouages, comme l’a dit l’Imâm Ibn ‘Âbidîn Ash Shâmî (qu’Allâh lui fasse miséricorde) dans son œuvre magistrale Radd Ul Muhtâr ‘Ala-d-Durr Il Mukhtâr (1/220 ; ed. Bulaq), qui est la référence en matière d’émission d’avis juridique (fatwâ) au sein du droit hanafite, car elle choisit systématiquement les positions les plus fortes transmises au sein de l'école en se basant sur la méthodologie établie par les grands savants hanafites.

 


Ibn ‘
Âbidîn a donc mentionné dans son Radd Ul Muhtâr que le jugement concernant le tatouage est similaire à la perte d’un de ses cheveux ou de s’habiller avec quelque chose d’impure : après avoir lavé la zone, [l’endroit en question] est considéré comme purifié. Quant à la trace qui demeurerait présente [après lavage], elle ne pose pas de problème car c'est une trace qui ne peut être enlevée que par une opération, ce qui est considéré comme une contrainte (en termes de règles strictement liées à la pureté et à la saleté).

 

 

Diriger les autres en prière :

 

 

Il est valide, et pas détesté, que vous dirigiez les autres dans la prière. Il est mentionné dans le Fatâwâ° Ul Hindiyyah, une référence du droit hanafite, citant l’avis juridique du grand Qâdî Khan (d.592 H.) :

 


" Il n'y a rien de mal à ce qu’un homme menant des gens en prière ait des tatouages (litt : images) sur son corps, car ceux-ci sont couverts par ses vêtements […] tel que cela fut mentionné dans Al Fatâwâ° Qâdî Khan. " [Fatâwâ° Ul Hindiyyah ; 1/86, éd. Bulaq].

 


En outre, compte tenu de l'interdiction ferme concernant les tatouages, il est tout autant incorrect d'utiliser des autocollants de tatouage ainsi que des tatouages temporaires, car il n'est pas correct d'effectuer une action qui ne soit pas autorisée. [
Ibn ‘Âbidîn - Radd Ul Muhtâr]. "

 

 

Source : http://seekershub.org