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Statut juridique de l'édification de mausolées et de l'adoration d'Allâh près des tombes selon l'Islâm (Al Qârî, Az Zarkashî, Ibn Hajar...)

Déc 22, 2014

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Allâh (qu'Il soit exalté) dit :

 

 

" C'est ainsi que Nous avons fait connaître leur retraite pour bien montrer aux habitants de la cité que les promesses d'Allâh s'accomplissent toujours et que la résurrection ne fait pas l'ombre d'un doute. Une dispute s'engagea alors à leur sujet, entre les gens de la cité. " Construisez sur eux un édifice. Leur Seigneur les connaît mieux ", dirent quelques-uns. Mais ceux dont l'avis l'emporta furent ceux qui dirent : " Élevons au-dessus d'eux un sanctuaire ! ". " (18:21).

 

 

Al Imâm Muhyî Us Sunnah Al Baghawî (qu'Allâh lui fasse miséricorde) rapporta que Sayyidunâ 'Abdu Llâh Ibn 'Abbâs (qu'Allâh l'agrée ainsi que son père) a dit à propos de l'explication de ce verset :

 

 

" Ils se disputaient au sujet de la construction. Les musulmans dirent : " Construisons sur eux une mosquée où les gens prieront pour eux car ils sont des adeptes de notre religion. " Tandis que les polythéistes dirent : " Construisons sur eux un bâtiment [dédié à notre religion] car ils sont de notre lignée. ". " [Ma'âlim Ut Tanzîl].

 

 

Et le Qâdî Thanâ°u Llâh Al Panipattî Al Hanafî (qu'Allâh lui fasse miséricorde) a dit :

 

 

" Ce verset prouve que des mosquées peuvent être construites auprès des tombes des saints dans le but d'accomplir la prière en leurs seins et que de la bénédiction peut être cherchée auprès des tombes des saints. " [Tafsîr Ul Mazharî].

 

 

Et Mullah 'Alî Al Qârî Al Hanafî (qu'Allâh lui fasse miséricorde) a dit :

 

 

" Quiconque construit une mosquée près d'une tombe d'une célèbre personne, ou prie auprès de la tombe, demande de l'aide à l'âme de cette personne exceptionnelle ou recherche de la bénédiction auprès de sa dépouille, s'il fait cela sans l'intention de lui attribué la Munificence ou de s'orienter complètement vers lui (tawajjuh) [comme il le ferait pour Allâh lors de la prière], alors il n'y a rien de mal en cela. Ne vois-tu pas que la tombe de Ismâ'îl (que La Paix soit sur lui) se situe à l'intérieur même de la Mosquée Sacrée [de La Mecque], près de la partie effondrée (al hatîm) et qu'y prier est plus méritoire que toute autre chose ? Prier auprès des tombes est interdit uniquement si le sol est souillé par des impuretés provenant du mort [...] Et au sein de la partie effondrée, entre la pierre noire (hajar ul aswad) et la gouttière d'or (al mîzâb), se trouve " les tombes de 70 Prophètes " (comme il est dit dans un hadîth). " [Mirqât Ul Mafâtîh Sharh Mishkât Il Masâbîh - vol.2, p.202].

 

 

Il a dit aussi :

 

 

" Les salaf considérèrent comme permis le fait de construire des édifices au-dessus des tombes des célèbres maîtres et savants, de sorte à ce que les gens puissent les visiter et s'installer convenablement. " [Mirqât Ul Mafâtîh Sharh Mishkât Il Masâbîh - vol.4, p.69].

 

 

Et l'Imâm 'Abdu Llâh Ibn 'Umar Al Baydâwî Ash Shâfi'î (qu'Allâh lui fasse miséricorde) a dit :

 

 

" Nous déduisons de ceci qu'ériger un mausolée pour des personnes exceptionnelles, comme les saints et les savants, est permis. " [Anwâr Ut Tanzîl Wa Asrâr It Ta°wîl].

 

 

Et le premier mausolée de l'ère muhammadienne fut celui du Prophète Muhammad lui-même (), ayant été enterré dans ce qui était l'appartement de sa femme Sayyidatunâ 'Âïshah, attenant à la mosquée, où se trouvent également Sayyidunâ Abû Bakr et Sayyidunâ 'Umar. Cette tombe fut donc placée au sein d'un édifice avec l'accord unanime des Compagnons (qu'Allâh les agrée). On voit également à travers cela qu'il est licite d'avoir une tombe au sein d'une mosquée et d'un quelconque édifice dédié à la religion, et d'y adorer Allâh à proximité.

 

 

Et parmi les objectifs visés dans la construction des mausolées pour les éminents personnages de l'Islâm, figurent le fait de :

 

 

- rendre hommage à cette personne aussi bien après sa mort que durant son vivant en la distinguant des autres

 

- permettre à ceux qui veulent prier pour elle ou lui offrir des bonnes actions (prières, dhikr, lectures coraniques etc) de le faire sans subir les vicissitudes du climat (pluie, vent, rayons du soleil etc)

 

- protéger la tombe des intempéries et des ravages du temps qui passe

 

- protéger sa tombe en en fermant l'accès lors de la nuit tombée (et même de manière constante lorsque la situation l'exige) contre les ennemis d'Allâh, ou des fanatiques ignorants et trop enthousiastes qui ne respecteraient pas les règles de bienséances.

 

 

Et l'Imâm Badr Ud Dîn Az Zarkashî Ash Shâfi'î (qu'Allâh lui fasse miséricorde) a dit :

 

 

" Dans Al Mustadrak, immédiatement après avoir authentifié les ahâdith traitant de la prohibition d'édifier des structures au-dessus des tombes et d'y graver des inscriptions, l'Imâm Al Hâkim a dit : " Ces [ahâdîth] ne sont pas mis en application. Tous les imâms des musulmans, d'Est en Ouest , ont des structures édifiées au-dessus de leurs tombes, et c'est une chose que les dernières générations (al khalaf) ont héritées des prédécesseurs (as salaf). Al Burzulî a dit :" Ceci est désormais un sujet qui fait consensus. " […]

 

 

Un des récents érudits parmi nos imâms mentionna le soutien de la permissibilité d'édifier des structures au-dessus des tombes à travers de belles paroles : ils (les savants) affirmèrent la validité de laisser un legs destiné à construire la mosquée Al Aqsâ ainsi que les tombes des Prophètes (que La Grâce et La Paix d'Allâh soient sur eux tous). Shaykh Abû Muhammad [Al Juwaynî] y inclut les tombes des savants des vertueux parce que cela entraîne le revivification des visites[de ces personnes bénies].

 

 

Dans Al Wasît et Al Ihyâ°, Al Ghazâlî affirma que cela indique la permission d'édifier des structures au-dessus des tombes des érudits de la religion, des maîtres de l'Islâm et autres personnes vertueuses. Et il n'est clairement pas tiré par les cheveux que cette permissibilité soit basée sur la volonté de les honorer. " [Khâdim Ur Râfi'î Wa-r-Rawdah].

 

 

Aussi, lorsqu'on demanda au Muftî shâfi'ite de La Mecque de son temps, l'Imâm Ahmad Ibn Hajar Al Haytamî : " Étant donné que la tombe de l'un des Compagnons du Messager d'Allâh est abritée par un mausoléeet que quelqu'un veut être enterré à côté d'elle, bien qu'il n'y ait pas suffisamment d'espace pour le faire, à moins de détruire une petite partie de ce mausolée, est-ce que cette destruction est autorisée ? Si vous considérez que ceci est permis, alors cela sera fait, mais si vous le considérez comme interdit, alors comment cela serait-il en accord avec ce qu'a dit Ash Shâfi'î : " J'ai vu les gouverneurs de La Mecque ordonner la destruction des structures funéraires, ceci sans que les juristes ne lèvent la voie contre eux. ". ", l'Imâm Al Haytamî (qu'Allâh lui fasse miséricorde) répondit à cela en disant :

 

 

" Si ce mausolée est construit au sein d'un cimetière public, comme cela est habituellement le cas pour les lieux de sépultures d'ici, alors la destruction est justifiée etchacun est habilité à agir ainsi. Si, cependant, [le mausolée est construit] sur un terrain privé et non pas dans un cimetière public, alors personne n'a le droit de le détruire,par exemple si quelqu'un souhaite être enterré à côté, comme mentionné dans la question. " [Fatâwâ Ul Fiqhiyyah, vol.2, p.7].

 

 

Quant au fait d'accomplir des actes d'adorations d'Allâh au sein du mausolée, certains imbéciles comme les wahhabites accusent ceux qui agissent ainsi d'être des polythéistes et aiment à citer le hadîth rapporté par Muslim où le Prophète () dit : " Qu'Allâh maudisse les juifs et les chrétiens, ils ont fait des tombes de leurs Prophètes des mosquées ! ". Ils affirment donc qu'adorer Allâh à côté des tombes équivaut par exemple à imiter les chrétiens dans leur adoration des saints et de leurs tombeaux, oubliant par là que jamais une seule personne se réclamant de l'Islâm et pratiquant des adorations près des tombes n'a déclaré que c’était une qiblah, qu'Allâh y serait enterré, ou bien que la personne enterrée posséderait une part de L'Essence d'Allâh ou de Ses Attributs, comme l'affirment les chrétiens pour Sayyidunâ 'Îsâ () et leurs saints.

 

 

Et Al Hâfiz Shihâb Ud Dîn Ibn Hajar Al 'Asqalânî Ash Shâfi'î (qu'Allâh lui fasse miséricorde) a dit sur le sujet :

 

 

" Etant donné que les juifs et les chrétiens prenaient les tombes de leurs Prophètes comme qiblahpour les vénérer et qu'ils se tournaient vers eux au moment de leurs prières, leurs tombes prirentalors la place des idoles, c'est pourquoi il fut proscrit aux musulmans d'agir ainsi. Cependant, si quelqu'un construit une mosquée aux côtés de la tombe d'une personne pieuse dans le but d'enrechercher la bénédiction (tabarruk) et non pour se prosterner devant ou s'en servir de qiblah, il ne sera jamais concernépar cette interdiction. " [Fath Ul Bârî - vol. 3, p. 208].

 

 

Et l'Imâm Zayn Ud Dîn Ibn Sumayt Al Husaynî Ash Shâfi'î (qu'Allâh le bénisse) a dit aussi :

 

 

" Les savants ont mentionné que ce hadîth parle de la prosternation sur les tombes et la prière exécutée dans leur direction avec l'intention de les révérer ; comme le font les juifs et les chrétiens lorsqu'ils se prosternent devant les tombes de leurs Prophètes et en font leur qiblah en se dirigeant vers elles par révérence. Cela est clairement interdit. La prohibition [dans le hadîth] se trouve donc dans le fait de les imiter en se prosternant en direction des tombes, et ce n'est pas correct d'agir ainsi pour un musulman. Et nulle part on ne le trouve dans l'Islâm grâce à la parole du Prophète () : " Satan a désespéré d'être adoré par ceux qui prient. Cependant, il cherche à causer la dissension entre eux. " Muslim, At Tirmidhî et Ahmad l'ont rapporté. " [Awjibât Ul Ghâliyyah].

 

 

Ajoutons à cela que Marwân Ibn Al Hakam, alors gouverneur de Médine, vit un homme poser son visage sur le devant de la tombe du Prophète (). Il lui dit alors : " Vois-tu ce que tu es en train de faire ? " Lorsqu'il s'approcha de ce dernier, il réalisa que c'était le Compagnon Abû Ayyûb Al Ansârî (qu'Allâh l'agrée), qui lui répondit : " Oui, et je suis venu auprès du Prophète (), et non d'une dalle de pierre ! "

 

 

Ceci est notamment rapporté par :

 

 

- Ahmad Ibn Hanbal dans son Musnad (5/422),

 

- Ibn Hibbân dans son Sahîh,

 

- At Tabarânî dans son Mu'jam Ul Kabîr (4/189),

 

- Al Hâkim dans son Mustadrak (4/515) qui authentifia ce texte, et Adh Dhahabî confirma cette authentification dans sa vérification du Mustadrak,

 

- Majd Ud Dîn Ibn Taymiyyah dans Al Muntaqâ° (2/261).

 

 

C'est pourquoi l'éminent imâm hanafite Hâfiz Ud Dîn Abu-l-Barakât An Nasafî (qu'Allâh lui fasse miséricorde) a dit concernant l'exégèse du verset cité plus haut :

 

 

" " Ceux dont l'avis l'emporta ", ce sont les musulmans et leurs autorités " qui dirent : " Élevons au-dessus d'eux ", c'est-à-dire au-dessus de l'entrée de la caverne," un sanctuaire " afin que les musulmans puissent y prier et y rechercher de la bénédiction (tabarruk). " [Madârik Ut Tanzîl Wa Haqâ°iq It Ta°wîl].

 

 

Et Al Hâfiz Shams Ud Dîn Adh Dhahabî Ash Shâfi'î (qu'Allâh lui fasse miséricorde) a dit :

 

 

" On interrogea Ahmad Ibn Hanbal sur le fait de toucher la tombe du Prophète () et de l'embrasser, et il ne vit rien de mal à cela. Son fils 'Abdu Llâh rapporta cela de lui. Si on demande : " Mais pourquoi les Compagnons ne le faisaient pas [en général] ? " Nous répondons : parce qu'ils le virent de leurs propres yeux de son vivant même, profitèrent directement de sa présence, baisèrent ses propres mains, ils se chahutaient presque les uns les autres pour accéder au reste de l'eau de ses ablutions [afin d'en obtenir la bénédiction], partageaient ses cheveux purs le jour du Hajj, et même lorsqu'il crachait, il tombait presque toujours dans la main de quelqu'un qui ensuite se l'essuyait sur le visage ! Puisque nous n'avons pas eu l'immense chance de vivre cela, nous nous précipitons vers sa tombe comme une marque d'engagement, de révérence et de soumission, et même pour l'embrasser. Ne voyez-vous pas ce que Thâbit Al Bunânî a fait, lui qui embrassa la main de Anas Ibn Mâlik et puis la plaça sur son visage en disant : " C'est la main qui a touché le Messager d'Allâh () ! " ? Les musulmans ne sont motivés sur cela que par leur amour intense éprouvé pour le Prophète, parce qu'ils ont l'ordre d'aimer Allâh et le Prophète () plus que leurs propres vies, leurs propos enfants, tous les êtres humains, leurs propres biens, ainsi que le Paradis et ses houris. Et il y a même des croyants qui aiment aussi Abû Bakr et 'Umar plus qu'eux-mêmes ! " [Mu'jam Ush Shuyûkh (1:73 #58)].

 

 

Et concernant le hadîth du Sahîh Muslim où Sayyidunâ 'Alî rapporta que le Prophète () enseigna d'effacer les représentations graphiques et de niveler les tombes surélevées, cela concerne la tombe en elle-même et non pas ce qui se trouverait au-dessus ou à côté d'elle, et de plus, As Sayyid Al Amîr As San'ânî Al Hasanî (qu'Allâh lui fasse miséricorde) a dit dans son Subul Us Salâm : " La vaste majorité (al jumhur) affirme que la prohibition de surélever et de plâtrer les tombes est une préférence (tanzîh) ", c'est-à-dire que cela n'est pas une interdiction formelle (tahrîm) et ne relève pas du péché, ni du polythéisme.

 

 

Pour preuve de cela, citons l'éminente autorité malikite Abû Muhammad Ibn Abî Zayd Al Qayrawânî (qu'Allâh lui fasse miséricorde) qui a dit dans son classique de jurisprudence intitulé Ar Risâlah :

 

 

" Il est déconseillé d'édifier quoique ce soit au-dessus des tombes, ainsi que de les plâtrer. "

 

 

Et une autre immense autorité du madh-hab mâlikî, l'Imâm Khalîl Ibn Ishâq (qu'Allâh lui fasse miséricorde) a dit dans l'ouvrage phare de la jurisprudence malikite intitulé Al Mukhtasar :

 

 

" Il est déconseillé [...] de construire quelque chose au-dessus et autour de la tombe, mais cela est considéré comme interdit si la cause qui nous pousse à le faire n'est que pure vanité. Quoiqu'il en soit, il est permis d'utiliser, pour distinguer la tombe, une chose telle qu'une pierre ou une planche de bois, mais sans toutefois y graver quelque chose. "

 

 

Et nous pouvons également citer l'éminente autorité hanafite Abu-l-Ikhlâs Ash Shurunbûlâlî (qu'Allâh lui fasse miséricorde) qui a dit sur le sujet dans son classique de jurisprudence intitulé Nûr Ul Îdâh :

 

 

" Il est interdit de construire des monuments directement sur les tombes pour les embellir, et il est déconseillé d'édifier une construction en dur après l'avoir enterré. Il est toléré d'écrire quelque chose sur la tombe afin de la reconnaître. Il ne faut pas la laisser s'abîmer. "

 

 

Il est donc « simplement » fortement préférable de l'éviter, et non pas par crainte du polythéisme, mais pour éviter le gaspillage d'argent, la compétition malsaine et la vanité dans l'embellissement des tombes et l'édification de mausolées. Et comme il est rapporté dans le Sahîh Al Bukhârî, le Messager d'Allâh () a dit : " Je jure par Allâh que je n'ai pas peur que le polythéisme vous touche après moi, mais ce que je crains est la rivalité entre vous. "

 

 

Pour conclure, citons le juriste shâfi'ite Ibrâhîm Ash Shaghûrî qui résuma bien le sujet en accord avec les 4 écoles de jurisprudence sunnite en disant :

 

 

" Concernant ce que les 4 écoles de jurisprudence ont statué, cela peut être résumé comme suit :

 

 

Construire des structures autour des tombes est en soit quelque chose de permis. Cela devient déconseillé (makrûh) si la structure est directement sur le dessus de la tombe ou si la structure l'encerclant prend trop d'espace et fait qu'il y a moins de place pour l'enterrement d’autres musulmans [dans un cimetière public, tandis qu'il n'y a aucun mal à cela sur un terrain privé].

 

 

Cela devient très détesté voir même interdit si l'intention basant l'édification de la structure est de s'exposer [aux yeux des gens] ou de rivaliser avec d'autres,ou bien encore si cela engendre un gaspillage d'argent et de ressources. Ceci étant, si l'intention est simplement de la distinguer des autres tombes, alors cela est permis.

 

 

Aussi, dans chaque école de jurisprudence, ont peut trouver une exception de faite [vis-à-vis de la détestation classique] pour ce qui concerne les vertueux et les érudits, pour lesquels il est permis d'édifier des structures autour de leurs tombes, comme le prouvent les faits historiques où l'on voit que chaque génération en Islâm édifia de telles structures sans les détruire à posteriori (comme par exemple le mausolée de l'Imâm Ash Shâfi'î au cimetière al qarâfah du Caire).

 

 

[Les 4 écoles de jurisprudence sunnite] ont également déclaré que toute structure déjà construite autour d'une tombe ne devrait pas être nivelée, hormis si elle se trouve dans un cimetière public. Aucun des savants des écoles de jurisprudence n'a mentionné que la détestation [ou l’interdiction de d'édifier des structures au sein de cimetières publics] était due au fait que cela puisse être une passerelle vers le polythéisme. Et si tel était le cas, ils ne se seraient jamais contentés de dire que cela était [seulement] détesté et n'auraient pas fait de différence entre les terrains publics et privés [mais plutôt ils auraient purement et simplement interdit totalement ce genre d'édifications] ! " [The Defense of the Sunnah].

 

 

Gloire à Allâh, et bénis soient Ses Prophètes, Ses Saints et tous ceux qui les suivirent. Allâhumma âmîn.