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Les erreurs de prononciation du Coran annulent-elles la prière ? (Salmân Younas)

Fév 11, 2014

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Lorqu’on demanda au Professeur Salmân Younas Al Hanafî (qu’Allâh le préserve) si les erreurs de récitation du Coran invalidaient la prière, ce dernier répondit :

 

 

" Que la paix soit avec vous. L’avis choisi pour l’émission d’avis juridique (al fatwâ) à notre époque est que de telles erreurs de récitation n’annulent pas la prière.

 

 

Ibn ‘Âbidîn déclara dans son Radd Ul Muhtâr, référence centrale pour la fatwa de notre époque :

 

 

" Quant aux érudits ultérieurs […] alors ils ont convenu que les erreurs de déclinaison (i’rab) n'invalident jamais [la prière], quand bien même la croyance [altérée par le changement de sens] serait de la mécréance (kufr). Ceci est dû au fait que la plupart des gens ne savent pas faire la distinction entre les différentes perspectives de déclinaison. "

 

 

Une erreur de déclinaison consiste a modifier la voyelle finale d'un mot. Ainsi, si un mot est supposé se terminer par un " a " (fatha) mais est prononcé comme se terminant par un " i " (kasra), ce serait une erreur de déclinaison. Comme cela ressort clairement des propos de Ibn ‘Âbidîn ci-dessus, cela n'invalide pas la prière. Il continua en disant :

 

 

" Si lerreur consiste à modifier une lettre [de l’alphabet] pour une autre, alors s'il est possible de différencier les deux [en récitant] sans difficulté, comme la lettre sâd (ص) et tâ (ت) lorsquon réciterait at-tâlihât au lieu de as-sâlihât, alors [les savants] décrètèrent que cela invalide la prière. S'il nest cependant pas possible de bien différencier, comme [la lettre] dâd (ض) et zâ (ظ) ou sâd (ص) et sîn (س), la plupart dentre eux déclarent que cela ninvalide pas la prière car cela fait partie des difficultés courantes. "

 

 

Sur la base de cela, les erreurs courantes dans la prononciation de certaines lettres sont également mises de côté. Cela n'invalide pas la prière même s'il se produit un changement de sens. Un exemple d'une telle erreur de prononciation est la récitation [du dernier passage de la sourate al fâtihah] qui passe souventde la prononciation wa la-d-dâllîn en wa la-z-zâllîn.

 

 

En résumé, nous pouvons dire que ce qui suit, lorsque cela n'est pas fait volontairement, n'invalide pas la prière :

 

 

a) des erreurs grammaticales, telles que celles liées à la déclinaison des mots,

 

 

b) er des erreurs courantes dans la prononciation de certaines lettres et de certains mots.

 

 

Bien sûr, nous ne saurions trop insister sur l’importance d’apprendre la prononciation correcte du Coran. Il s’agit du livre d’Allâh et parmi les droits qui lui sont dus figure le fait de le réciter tel qu’il a été révélé, d’une manière belle et authentique. "

 

 

Vérifié et approuvé par Farâz Ar Rabbânî.

 

 

Source : http://seekershub.org