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Interdiction de demander en mariage une femme déjà fiancée et de concurrencer son prétendant (Al Manûfî, Al Âbî Al Azharî et Ibn Rushd Al Hafîd)

Mar 5, 2014

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L’Imâm Al Bukhârî (qu'Allâh lui fasse miséricorde) rapporta d'après Sayyidunâ 'Abdu Llâh Ibn 'Umar (qu'Allâh l'agrée) que le Messager d'Allâh (ﷺ) a dit :

 

 

" Personne ne peut demander une femme en mariage déjà fiancée à son coreligionnaire, jusqu’à que celui-ci la délaisse ou le lui permet. "

 

 

Rapporté également par An Nasâ°î, Ahmad et Ibn Hibbân. Une version semblable est également rapportée par Muslim.

 

 

Le Shaykh Sâlih Al Âbî Al Azharî Al Mâlikî (qu'Allâh lui fasse miséricorde) a dit à ce sujet :

 

 

" On ne devra pas demander en mariage une femme déjà demandée en mariage par un autre musulman envers qui celle-ci s'est engagée moralement, même si la dot n'a pas encore été fixée. Le mariage du deuxième [prétendant avec cette femme], s'il est conclu, devra être dissolu s'il n'a pas été consommé, au cas où l'engagement moral tient toujours [entre le premier prétendant et cette femme] et qu'aucun juriste non-malikite n'ait prononcé sa validité, sinon il ne sera pas dissolu. " [Sharh Muqaddimat Il 'Izziyyah].

 

 

Et le Shaykh Abu-l-Hasan Al Manûfî Al Mâlikî (qu'Allâh lui fasse miséricorde) a dit aussi :

 

 

" De même, on ne doit pas pratiquer la surenchère [dans la dot fixée entre la femme et le premier prétendant] contre lui. " [Muqaddimat Ul 'Izziyyah].

 

 

Et l'Imâm Ibn Rushd Al Hafîd Al Mâlikî (qu'Allâh lui fasse miséricorde) rapporta :

 

 

" Ibn Al Qâsim a dit que l'interdiction est effective lorsque quelqu'un de pieux fait sa demande alors qu'une autre personne pieuse a déjà fait sa demande. Cependant, si la première personne [à avoir fait la demande] n'est pas pieuse, tandis que l'autre l'est, alors cela est permis. " [Bidâyat Ul Mujtahid].

 

 

Et le Shaykh Al Âbî Al Azharî commenta la parole du Shaykh Al Manûfî citée plus haut en disant :

 

 

" En effet, nul ne devra surenchérir sur le prix offert par un premier acheteur quand celui-ci est tombé d'accord en principe avec le vendeur ; tel qu'au cas où celui-ci exige, par exemple, d'être payé au poids de l'or, et que l'acheteur se désengage en cas de vice de la marchandise en disant : " Si je découvre un vice quelconque, je te rendrai la marchandise et ne l'accepterai pas. " Il n'y a pas de différence si les conditions réciproques sont réellement stipulées ou présumées comme telles. Sachant que l'accord de principe n'implique pas la connaissance du prix. Ainsi, par analogie (qiyâs), l'accord de principe ou d'engagement moral de la fiancée vis-à-vis du premier prétendant n'exige pas que la dot soit fixée. " [Sharh Muqaddimat Il 'Izziyyah].

 

 

Et Allâh sait mieux ce qu'il en est.