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Exégèse Sourate 21 (al Anbiyâ° - les Prophètes) - Verset 23 (Ibn Kathîr, Al Mâturîdî et At Tabarî)

Aou 26, 2014

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Allâh (qu'Il soit exalté) dit :

 

 

" Il na pas être interrogé sur ce quIl fait, ce sont plutôt eux qui devront rendre des comptes. "

 

 

[Sourate 21 - Verset 23]

 

 

Exégèse :

 

 

Le Hâfiz Ismâîl Ibn Kathîr (quAllâh lui fasse miséricorde) a dit dans son Tafsîr Ul Qur°ân Il Azîm :

 

 

" " Il n’a pas être interrogé sur ce qu’Il fait " : Il est Le Juge (Al Hâkim) dont la décision ne peut être révoquée et à laquelle personne ne peut sopposer du fait de Son Incommensurabilité, Sa Majestuosité, Sa Superbe, Son Omniscience, Sa Sagesse, Sa Justice et Sa Subtile Bienveillance. " Ce sont plutôt eux qui devront rendre des comptes " signifie quIl est Celui qui interroge Sa création concernant ce quelle aura fait. Cela est semblable [à ce qui est mentionné dans les] versets : " Par ton Seigneur ! Nous les soumettrons tous à un interrogatoire sévère au sujet de leurs agissements " (15:92-93), " Qui est Celui qui protège, et qui na pas besoin dêtre protégé ? " (23:88). "

 

 

L’Imâm Abu-l-Mansûr Al Mâturîdî (qu’Allâh lui fasse miséricorde) a dit dans son exégèse intitulée  :

 

 

" On peut voir ceci sous différents angles :

 

 

L’un d’eux : on ne Lui demande pas de comptes, car ce qu’Il fait, Il le fait dans Sa Royauté et Sa Souveraineté, et celui à qui on peut demander des comptes est celui qui agit forcément sous la souveraineté de quelqu’un d’autre et dans le royaume de quelqu’un d’autre. Il y a d’ailleurs une preuve dans cela montrant qu’il n’est pas permis de se servir de quoi que ce soit si ce n’est sur l’Ordre et la Permission de la part de son Propriétaire [qui est Allâh dans l’absolu]. Ainsi s’invalide la parole de celui qui affirme que les choses sont [toutes permises] dans l’absolu et licites à l’origine.

 

 

Et le second : on ne L’interroge pas sur ce qu’Il dit, car Il est Sage dans Son Essence de telle sorte que Son Action est toujours empreinte de sagesse, et celui que l’on peut interroger est celui dont l’action peutforcément dénoter une défaillance de l’intellect. Quant à celui dont l’action ne peut que receler de la sagesse, on ne peut alors l’interroger en disant : " pourquoi as-Tu fais cela ? ", " que fais-Tu ? ".

 

 

Et le troisième : si on pouvait Lui demander des comptes sur ce qu’I fait, alors cela pourrait aussi se faire à propos de l’Ordre [divin] et de l’interdiction, c’est-à-dire : " fais-ceci " et " ne fais pas cela ", mais cela est impossible [concernant Allâh]. Et si la chose était établie ainsi, l’interrogation ne pourrait être qu’une sollicitation, car celui qui enjoint à quelqu’un qui lui est supérieur, alors son ordre n’estqu’une sollicitation, quant à celui qui enjoint à quelqu’un qui lui est inférieur, alors son ordre est véritablement un ordre.


 

Et l’Imâm Abû Ja’far Ibn Jarîr At Tabarî (qu’Allâh lui fasse miséricorde) a dit également dans son Jâmi’ Ul Bayân Fî Tafsîr Il Qur°ân :

 

 

" Il dit (que Sa mention soit la plus élevée) qu’aucun interrogateur n’interroge le Seigneur du Trône à propos de ce qu’Il fait de Ses créatures, du fait qu’Il les met dans les situations qu’Il veut, qu’il s’agisse de la vie ou de la mort, qu’Il les élève ou les avilit, ou autres choses selon Sa gouvernance qui s’exerce sur eux, car ils sont Ses créatures et Ses serviteurs, et ils sont tous sous l’emprise de Sa Royauté et de Sa Souveraineté. Le règne [véritable] Lui appartient et les crets émanent de Lui. Il n’y a rien qui soit au-dessus de Lui pour pouvoir L’interroger sur ce qu’Il fait et pouvant Lui dire" pourquoi Tu as fais ceci ? " et " pourquoi n’as-Tu pas fais cela ? ". " Ce sont plutôt eux qui devront rendre des comptes ", Il dit ainsi (que Son éloge soit la plus majestueuse) que tout ceux qui se trouvent dans les cieux et sur la Terre parmi Ses serviteurs seront interrogés sur leurs actes et on fera les comptes de leurs actions. C’est Lui qui les interrogera sur cela et les jugeraen conséquence, car Il est bien au-dessus d’eux et Il est Celui qui les possède et ils se trouvent sous Sa souveraineté. C’est dans ce sens que ce sont prononcés les interprètent (ahl at ta°wîl).

 

 

Mention de ceux qui s’éxprimèrent à ce sujet :

 

 

Nous rapportons de Bishr : Yazîd nous rapporta : Sa’îd nous rapporta que Qatâdah a dit à propos de la Parole " Il n'a pas être interrogé sur ce qu'Il fait, ce sont plutôt eux qui devront rendre des comptes " : " On ne L’interroge pas sur ce qu’Il fait de Ses serviteurs, tandis que eux seront interrogés sur leurs actions. "

 

 

Nous rapportons de Al Qâsim : Al Husayn a dit en nous rapportant : Hajjâj nous rapporta que Ibn Jurayh a dit à propos de la Parole " Il n'a pas être interrogé sur ce qu'Il fait, ce sont plutôt eux qui devront rendre des comptes " : " Le Créateur n’a pas être intérrogé sur Son Décret concernant Sa création, mais plutôt c’est Lui qui interrogera Sa création sur ce qu’elle a fait. "

 

 

Nous rapportons de Al Husayn : J’ai entendu Abû Mu’âdh dire : ‘Ubayd nous raconta avoir entendu Ad Dahhâk dire à propos de la Parole" Il n'a pas être interrogé sur ce qu'Il fait, ce sont plutôt eux qui devront rendre des comptes " : " Le Créateur n’a concernant ce qu’Ildécrète dans Sa création, mais plutôt Lui Créateur est L’Interrogateur concernant leurs œuvres. ". "