Accueil > Notions de base pour l'étude de l'Islam > Article

À propos de l'utilisation de ahâdîth faibles (An Nawawî)

Mar 12, 2014

479a48d04dc1c3b0b0340ec7576d13b0

 

Al Imâm Muhyi-d-Dîn An Nawawî (qu'Allâh lui fasse miséricorde) a dit dans son Kitâb Ul Adhkâr :

 

 

" Précisons ici que pour les savants et les juristes, tout comme pour les muhaddithîn, il est permis et même recommandé de mettre en pratique les ahâdîth faibles incitant à la vertu et aux œuvres [surérogatoires] ou qui visent à dissuader de faire le mal, à condition toute fois qu'il ne s'agisse pas de ahâdîth forgés, (c'est-à-dire inventés de toutes pièces). En revanche, pour ce qui relève des dispositions légales comme le licite et l'illicite, les ventes, le mariage, la répudiation etc... On ne doit s'appuyer que sur des ahâdîth authentiques (sahîh) et fiables (hasan), sauf si un hadîth faible nous incite à des précautions supplémentaires, par rapport à une prescription donnée.

 

 

Ainsi, par exemple, lorsqu'on est en présence d'un hadith faible portant sur le caractère répréhensible de certaines ventes ou de certaines unons matrimoniales, il est préférable d'en tenir compte, sans que ce soit une obligation. Si j'insiste sur ce point, c'est parce que je mentionne dans ce livres des ahâdîth dont je précise l'authenticité, la fiabilité ou la faiblesse. Aussi je voudrais que cette règle soit bien établie dans l'esprit du lecteur. "

 

 

Et mentionnons également le fait que le Hâfiz As Sakhawî (qu'Allâh lui fasse miséricorde) rapporta le consensus des muhaddithîn sur cette question dans son ouvrage intitulé Qawl Ul Badî'.